Santé, organisation des soins : bâtir à partir des acteurs et des territoires

A l’heure où les enjeux de santé publique occupent à nouveau une place centrale dans l’actualité, la question de l’organisation des soins à l’échelle des territoires s’impose comme un défi majeur. Entre inégalités d’accès, évolutions démographiques, stress de crises et pression croissante sur les professionnels, les acteurs publics et privés sont appelés à repenser les modalités d’offre et de coordination. Ceci dans un contexte global où s’affirment la prédominance des maladies chroniques, et l’impérieuse nécessité de politiques de prévention actives.

Réfléchir à la structuration territoriale de la santé revient à interroger à la fois l’efficacité, l’équité et la capacité d’adaptation du système pour répondre aux nouveaux et futurs besoins des usagers.

Les débats sur l’organisation du système de santé sont souvent réduits à des questions sur les super structures de l’État. Dans la présente tribune, le Cercle a jugé plus utile de se concentrer sur la coordination et la mobilisation des acteurs au plus proche des usagers. Les solutions sont en effet à concevoir au niveau de chaque territoire pour s’adapter à des réalités de plus en plus différentes.

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Après la loi de simplification de la vie des entreprises, impossible de simplifier sans changer de méthodes

Dans sa publication du 16 juin 2026, Acteurs Publics reprend la tribune du Cercle sur la simplification de la vie économique, rédigée le 12 juin suite à la loi SVE (simplification de la vie économique).
 
Cette tribune analyse le processus d’adoption de la loi SVE , qui vient de s’achever avec la décision du Conseil constitutionnel et la promulgation de la loi, ainsi que les évolutions intervenues ces derniers mois dans les organisations et dans les textes en matière de simplification.
Tout en apportant ces éléments supplémentaires, elle s’inscrit dans la ligne de celle que le Cercle avait publiée le 16 septembre 2024 « Simplifier : une ambition consensuelle, une rupture dans l’approche et les méthodes » et de l’actualisation qui en avait été publiée le 22 mai 2025.
 
Une tribune à retrouver sur le site d’Acteurs Publics.

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La haute fonction publique de l’État aujourd’hui : défis, questionnements, perspectives

Le contexte politique, budgétaire et financier inédit que connaît notre pays ainsi que les problèmes qui se posent dans nombre de champs de l’action publique interrogent le fonctionnement de l’État, mais aussi la capacité de ses dirigeants politiques et administratifs à faire face aux enjeux actuels et à ceux de demain. Les difficultés rencontrées par nos concitoyens tendent en effet à faire des cadres supérieurs les « boucs émissaires» des dysfonctionnements et difficultés publiques.

Pour répondre aux critiques et à la défiance, la « réforme de la haute fonction publique de l’État », décidée il y a six ans, visait à moderniser et dynamiser la gestion des cadres supérieurs et dirigeants de l’État en encourageant la mobilité, la prise de risque, en luttant contre les corporatismes, en mieux repérant et formant les talents.

Du chemin a été parcouru : création, après la délégation aux cadres dirigeants, de la délégation à l’encadrement supérieur de l’État (DIESE) en 2021 ; mise en place d’un corps unifié des administrateurs de l’État en 2022 fusionnant 14 corps, fonctionnalisation de nombreux emplois supérieurs (préfectorale, diplomatie, inspection et contrôles, finances publiques), remplacement de l’École Nationale d’Administration (ENA) par l’Institut National du Service Public (INSP) ; cette année 2025, cadre commun aux corps interministériels d’ingénieurs de l’État, dans le même temps qu’était accomplie, pour la Fonction publique hospitalière une première phase d’intégration des directeurs d’hôpitaux dans la réforme avec une attention portée, au-delà de l’alignement des rémunérations, à la mobilité et à la formation continue.

Pourtant, ces novations contrastent avec les fortes remises en cause du fonctionnement de l’État, et les cadres supérieurs et dirigeants de l’Etat sont au cœur de cette contradiction. Ils font face à la complexité, à l’éclatement des collectifs de travail, à des environnements de plus en plus exigeants et contraints. Ils sont aujourd’hui interpellés sur l’efficacité de leur action, sans disposer des leviers nécessaires. Il en résulte une forme d’épuisement, l’aspiration à un sens et une cohérence de l’action publique et à des marges d’action. Comment dans ce contexte redonner du sens à l’action publique et sortir d’une forme de désenchantement ?

Le Cercle de la réforme de l’État formule dans cette tribune quelques pistes qui reposent sur une conviction : la réforme de la haute fonction publique doit aller de pair avec la réforme de l’État, dans une conception d’ensemble. Il en résulte deux axes de travail:

– parachever et faire vivre dans la durée la réforme de la haute fonction publique de l’État,
– s’interroger sur le fonctionnement de l’État, pour redéfinir le rôle des responsables d’administration centrale et de services territoriaux, et les marges dont ils devraient disposer.
 

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ARS, Préfets, Conseils départementaux : articulation, efficacité, proximité

À l’heure où le Premier ministre évoque une transformation profonde des Agences Régionales de Santé (ARS), une évidence s’impose : la crise de confiance entre l’État, les professionnels et les citoyens ne pourra être résolue sans un changement radical de méthode. Cette réforme n’est pas simplement administrative. Elle engage notre capacité collective à garantir l’égalité d’accès aux soins, la dignité des personnes et notamment des plus fragiles et la cohérence d’un système éclaté entre sanitaire, social et médico-social.

Dans cette tribune, le Cercle suggère un chemin pour y parvenir.

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