Santé, organisation des soins : bâtir à partir des acteurs et des territoires
A l’heure où les enjeux de santé publique occupent à nouveau une place centrale dans l’actualité, la question de l’organisation des soins à l’échelle des territoires s’impose comme un défi majeur. Entre inégalités d’accès, évolutions démographiques, stress de crises et pression croissante sur les professionnels, les acteurs publics et privés sont appelés à repenser les modalités d’offre et de coordination. Ceci dans un contexte global où s’affirment la prédominance des maladies chroniques, et l’impérieuse nécessité de politiques de prévention actives.
Réfléchir à la structuration territoriale de la santé revient à interroger à la fois l’efficacité, l’équité et la capacité d’adaptation du système pour répondre aux nouveaux et futurs besoins des usagers.
Les débats sur l’organisation du système de santé sont souvent réduits à des questions sur les super structures de l’État. Dans la présente tribune, le Cercle a jugé plus utile de se concentrer sur la coordination et la mobilisation des acteurs au plus proche des usagers. Les solutions sont en effet à concevoir au niveau de chaque territoire pour s’adapter à des réalités de plus en plus différentes.
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Après la loi de simplification de la vie des entreprises, impossible de simplifier sans changer de méthodes
Tout en apportant ces éléments supplémentaires, elle s’inscrit dans la ligne de celle que le Cercle avait publiée le 16 septembre 2024 « Simplifier : une ambition consensuelle, une rupture dans l’approche et les méthodes » et de l’actualisation qui en avait été publiée le 22 mai 2025.
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La haute fonction publique de l’État aujourd’hui : défis, questionnements, perspectives
Le contexte politique, budgétaire et financier inédit que connaît notre pays ainsi que les problèmes qui se posent dans nombre de champs de l’action publique interrogent le fonctionnement de l’État, mais aussi la capacité de ses dirigeants politiques et administratifs à faire face aux enjeux actuels et à ceux de demain. Les difficultés rencontrées par nos concitoyens tendent en effet à faire des cadres supérieurs les « boucs émissaires» des dysfonctionnements et difficultés publiques.
Pour répondre aux critiques et à la défiance, la « réforme de la haute fonction publique de l’État », décidée il y a six ans, visait à moderniser et dynamiser la gestion des cadres supérieurs et dirigeants de l’État en encourageant la mobilité, la prise de risque, en luttant contre les corporatismes, en mieux repérant et formant les talents.
Du chemin a été parcouru : création, après la délégation aux cadres dirigeants, de la délégation à l’encadrement supérieur de l’État (DIESE) en 2021 ; mise en place d’un corps unifié des administrateurs de l’État en 2022 fusionnant 14 corps, fonctionnalisation de nombreux emplois supérieurs (préfectorale, diplomatie, inspection et contrôles, finances publiques), remplacement de l’École Nationale d’Administration (ENA) par l’Institut National du Service Public (INSP) ; cette année 2025, cadre commun aux corps interministériels d’ingénieurs de l’État, dans le même temps qu’était accomplie, pour la Fonction publique hospitalière une première phase d’intégration des directeurs d’hôpitaux dans la réforme avec une attention portée, au-delà de l’alignement des rémunérations, à la mobilité et à la formation continue.
Pourtant, ces novations contrastent avec les fortes remises en cause du fonctionnement de l’État, et les cadres supérieurs et dirigeants de l’Etat sont au cœur de cette contradiction. Ils font face à la complexité, à l’éclatement des collectifs de travail, à des environnements de plus en plus exigeants et contraints. Ils sont aujourd’hui interpellés sur l’efficacité de leur action, sans disposer des leviers nécessaires. Il en résulte une forme d’épuisement, l’aspiration à un sens et une cohérence de l’action publique et à des marges d’action. Comment dans ce contexte redonner du sens à l’action publique et sortir d’une forme de désenchantement ?
Le Cercle de la réforme de l’État formule dans cette tribune quelques pistes qui reposent sur une conviction : la réforme de la haute fonction publique doit aller de pair avec la réforme de l’État, dans une conception d’ensemble. Il en résulte deux axes de travail:
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