Face aux crises qui se succèdent, l’État doit prioriser ses choix et se doter d’une stratégie territoriale. C’est un nouvel aménagement du territoire qu’il faut définir. Deux constats s’imposent.
D’abord, une attente d’État comme acteur majeur du territoire, régulateur et réducteur des fractures, alors qu’il agit aujourd’hui à travers des dispositifs multiples, éparpillés, sans impact significatif. Ensuite, les limites du rôle des collectivités et leurs difficultés à imposer des projets structurants.
Il faut désormais penser l’aménagement du territoire comme un acte de résilience visant l’attractivité mais aussi l’habitabilité, et recentrer l’État sur les choix qu’une stratégie nationale peut impulser.
Dans cette tribune, parue le 9 octobre dans Les Échos, le Cercle identifie les verrous à faire sauter préalablement et les trois piliers sur lesquels pourrait être repensée une nouvelle doctrine de l’aménagement du territoire.