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Sortir de la crise sanitaire est la priorité absolue du moment. Mais sa résolution au quotidien révèle d’autres enjeux et la nécessité d’une stratégie numérique publique en est un. Education, santé, connaissance de la situation sanitaire, infrastructures numériques, possibilité de vote en ligne, donc de l’exercice des droits fondamentaux, égalité devant le service public, soutien aux entreprises…la crise impose la reconnaissance de l’importance vitale de la résilience numérique des États.

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Cercle Tribune stratégie numerique 4.05.pdf

 

 

EHPAD : PORTER, ACCOMPAGNER, PILOTER AUTREMENT

                      DES AXES DE TRAVAIL POUR L’APRES-CRISE

D’abord, dire notre admiration pour les personnels et les responsables des EHPAD, pour tout ce qu’ils font dans ces circonstances extrêmes, avec un dévouement si total. Mais il faudra après la crise penser le pilotage de ce secteur de 7200 établissements. Pour soutenir et accompagner.

Les sujets de fond (financement, conditions de fonctionnement des établissements etc.) seront à traiter dans la future loi Grand âge et autonomie, mais à ce stade trois axes pour un meilleur fonctionnement de l’Etat :

  1. ASSURER UN PORTAGE FORT DU SUJET DES EPAHD AU NIVEAU CENTRAL : l’organisation actuelle partage le pilotage entre trois directions générales du ministère des solidarités et de la santé (cohésion sociale, organisation des soins, santé) plus la CNSA. Il faudra désigner clairement un leader ou un fédérateur, à même d’assurer l’attention et l’impulsion nécessaires, de porter le sujet.
  2. CREER UN SYSTEME D’INFORMATION SOCIAL ET MEDICAL : prévu dans le Système national des données de santé institué par la loi de 2016 puis dans le Health data hub annoncé en 2018 et dans le programme MaSanté 2022 (plan ESMS numérique à horizon 2020 annoncé en 2019), il n’a toujours pas été mis en place. La difficulté des autorités à réunir des données de base comme les décès liés au coronavirus a mis à nouveau en évidence sa nécessité.
  3. CREER LES CONDITIONS DE LA COHERENCE TERRITORIALE : l’entrecroisement des compétences d’autorités régionales et départementales, des ARS et de leurs unités départementales, des conseils départementaux, des préfets, crée des complexités et des freins qu’en outre l’organisation nationale ne permet pas de surmonter. Et il serait bon de réfléchir à un pilotage territorial pour ces établissements, la politique du grand âge devant être connectée aux différentes dynamiques du territoire.

Un vrai sujet de réforme de l’Etat, qu’il faudra traiter dès la phase actuelle passée. Et nécessaire pour que les réformes de fond soient efficacement mises en œuvre.

Christian Babusiaux
 
Christian Babusiaux
Président du Cercle de la réforme de l’Etat
Il y a 2 jours
 
 
 
FACE A LA CRISE, LES SERVICES DE L’ÉTAT EN PLEINE ACTION SUR LE TERRAIN. Contact aujourd’hui avec une Directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. Les DDCSPP sont mobilisées pour assurer le confinement et la mise à l’abri des personnes vulnérables : pour les malades non graves du COVID 19, ouverture de centres, par exemple en utilisant des colonies de vacances, pour assurer un confinement individuel avec accompagnement social mais aussi sanitaire des personnes en graves difficultés accueillies d’habitude dans les CHRS. Mise à l’abri, de jour et de nuit, des personnes sans domicile fixe. Organisation de l’accueil périscolaire pour les enfants des personnels soignants, des policiers, gendarmes, pompiers, agents de la pénitentiaire. Recherche de places d’hôtel et d’appartement pour les femmes victimes de violences conjugales. Des agents vétérinaires qui maintiennent dans les abattoirs l’inspection sanitaire essentielle à la sécurité de l’alimentation. Des agents DGCCRF qui combattent les arnaques sur internet. Une mobilisation totale dans des conditions exceptionnelles, en liaison avec les autres services. A tout instant, l’initiative individuelle et collective des agents et de l’encadrement. Le sens de l’urgence et celui de la durée.

Un “think tank” appelle le gouvernement à définir sa stratégie numérique

Dans une note de réflexion publiée ce vendredi 6 mars, le Cercle de la réforme de l’État appelle le gouvernement à réaffirmer la stratégie numérique de l’État et à en resserrer le pilotage, notamment en renforçant les moyens et pouvoirs du secrétariat d’État au Numérique. Et en étudiant la piste d’un rapprochement entre la direction chargée de la réforme de l’État, la DITP, et celle en charge du numérique, la Dinum. 

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Acteurs publics Pour une stratégie numérique publique lisible et ambitieuse.docx

Avec de nombreux responsables publics, Christian BABUSIAUX a co-signé une tribune sur ce thème, parue dans la version numérique du Monde publiée le  3 décembre 2019.

Voir https:// lnkd.in/dbNDygV

CHRISTIAN BABUSIAUX SUCCEDE A YVES CANNAC COMME PRESIDENT DU CERCLE DE LA REFORME DE L’ETAT, AVEC UN CONSEIL D’ADMINISTRATION ELARGI

Réunie le 23 septembre 2019, l’Assemblée générale du Cercle a élu un conseil d’administration élargi à 15 membres qui a ensuite élu comme président Christian Babusiaux. Celui-ci succède à Yves Cannac, qui ne se représentait pas et auquel le conseil d’administration a conféré la qualité de président d’honneur.

L’Assemblée générale a rendu un hommage chaleureux et reconnaissant à Yves Cannac qui avait fondé le Cercle en 2007 et le présidait depuis.

Outre Christian Babusiaux, les membres du conseil d’administration sont Annie Bartoli, Stéphanie Dameron, Patrice Duran, Patrick Gibert, Edward Jossa, Edouard Marcus, Clément Le Bras-Thomas, Francis Massé, Frédérique Pallez, Jacques Rapoport, Giulia Reboa, Patricia Serman, Claude Soret-Virolle, Danielle Toupillier.

Le conseil a élu membres du bureau : Patricia Serman secrétaire générale, Frédérique Pallez trésorière, Danielle Toupiller secrétaire générale adjointe et Giulia Reboa chargée de la communication.

L’élargissement du conseil d’administration traduit celui du Cercle et la dynamique de renforcement et d’ouverture dans laquelle il est engagé à un moment majeur pour la réforme de l’Etat. Un moment où administrations et services publics sont engagés dans un ensemble d’évolutions fortes, notamment la loi de transformation de la fonction publique, la réforme des services territoriaux de l’Etat, les nombreux chantiers législatifs qui concernent directement les collectivités territoriales et leur articulation avec l’Etat, les projets concernant le secteur hospitalier public, l’accélération de l’évolution vers une numérisation généralisée. Un moment aussi où la réforme de l’Etat est plus que jamais déterminante pour l’efficacité de la gestion et des politiques publiques et pour répondre aux attentes des citoyens.

Président de chambre honoraire à la Cour des comptes, Christian Babusiaux est membre du collège de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR), le régulateur des banques et des assurances, et président de la commission lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, président du collège de déontologie des juridictions financières. Nommé auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA, il a notamment été chef du service du bâtiment et des travaux publics au ministère de l’équipement et du logement, directeur-adjoint du cabinet du ministre d’Etat, ministre de la recherche et de l’industrie, directeur général de la concurrence et de la consommation puis de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, administrateur provisoire de la Mutualité sociale agricole. Il a présidé le Conseil national de l’alimentation et l’Institut national de la consommation-60 millions de consommateurs. Président de chambre à la Cour des comptes de 2005 à 2015, il en a présidé la Première chambre puis des formations inter-chambres sur l’Etat et le financement de l’économie et sur l’organisation territoriale de l’Etat. Il a présidé l’Institut des données de santé de 2009 à 2016. Il était vice-président exécutif du Cercle depuis 2017. Il est commandeur de la Légion d’honneur et commandeur du Mérite national.